vendredi 18 août 2017

L'aventure des langues en occident

Henriette Walter, L'aventure des langues en Occident, 1994.
Une langue, c'est déjà un voyage. Appréhender les différents accents, les intonations et le vocabulaire particuliers d'une région, c'est déjà prendre conscience de la diversité à l'intérieur d'un même pays. Étudier les ressemblances de construction et de lexique entre différentes langues, c'est comprendre que les frontières politiques sont artificielles et que les frontières culturelles sont perméables. L'histoire des langues et de leur évolution met un coup de projecteur sur la nécessité de voir, avant toute chose, tout ce qui nous unit à l'autre plutôt que ce qui nous divise. Étude des langues  = plein feux sur la tolérance. 
Cet excellent ouvrage nous transforme en découvreurs de territoires, en ethnologues, en historiens. On a presque l'impression d'une enquête. D'abord le grec, les langues celtiques, puis celles issues du latins et les langues germaniques. On réalise que le fait d'imposer à un territoire national un seul et unique idiome est une utopie, plus, une décision totalement arbitraire, souvent élitiste. Pourquoi le florentin de Dante en Italie ? Pourquoi la langue de Paris ? Et par la suite, que deviennent toutes les autres, celles qui sont niées, oubliées, reléguées au rang de mendiantes ? Ceux qui se targuent de parler une langue pure sont à mille lieue de la réalité. Car, comme le dit l'auteur en conclusion : 
"Il ne faudrait pas oublier qu'un emprunt, tout comme une création, constitue toujours un enrichissement et un renouvellement des possibilités d'expression. Tant qu'il y aura des langues, elles continueront à échanger leurs mots sans craindre de perdre leur âme, car une langue qui vit est une langue qui donne et qui reçoit."
Il serait tellement beau d'appliquer ce discours et cette façon de penser à la culture. "Une culture qui vit est une culture qui donne et qui reçoit". Finalement, c'est dans un livre assez technique, linguistiquement parlant, qu'apparaissent des vérités implacables sur le besoin de tolérance et l'absurdité du racisme. Puisque la pureté n'existe pas. Puisque nos origines linguistiques (et par extension géographiques) sont entremêlées depuis des millénaires. 
L'auteur met également un joli coup de pied dans la fourmilière dans un paragraphe passionnant sur l'orthographe française. Que ceux qui crachent leur venin sur la réforme actuelle ouvrent grand leurs oreilles (j'étais de ceux-là, je n'en suis plus après cette lecture) : souvent, l'orthographe n'a absolument rien à voir avec l'étymologie. Si l'on a rajouté des lettres, on a souvent fait des abus. Aucune justification, par exemple, au fait que nénuphar s'écrive avec "ph", puisqu'il ne vient pas du grec mais du persan "nelufar". De quoi faire réfléchir ceux qui crient au scandale à chaque tentative de simplification. L'ignorance qui plane autour de notre si belle et si riche langue française fait ressembler ces conflits à des "guerres de religions", dixit l'auteur. 
Au terme de cette lecture, on a l'impression d'avoir appris, d'avoir évolué et surtout d'avoir...voyagé ! 

mercredi 16 août 2017

La petite Ecosse du Jura

Clairvaux les Lacs
C'est le lac à quelques pas duquel nous avons élu domicile. Situé dans une petite ville, il est très fréquenté par les touristes, ainsi que par les locaux qui viennent y pique niquer ou simplement s'y réunir le week-end. On peut étendre sa serviette sur l'herbe ou bien plus près de l'eau sur de petits cailloux très fins qui, allez, sont presque du sable. L'inconvénient, comme dans d'autres lacs, c'est qu'il faut faire une sorte de randonnée pour ne plus avoir pied. L'avantage, c'est que de cette manière il y a de la place pour tout le monde. La température est évidemment idéale et le cadre verdoyant est bien sûr un atout. Seul petit hic, la vase dans laquelle on enfonce passé le premier tiers du lac, et l'espèce de revêtement type moquette dans lequel on se prend un peu les pieds. Mais pas de quoi gâcher la baignade ! A noter un belvédère à la sortie de Claivaux depuis lequel on a une belle vue sur le lac. 


Le lac de Vouglans

D'autres lacs que Clairvaux sont aménagés pour la baignade, comme celui de Chalain ou celui de Vouglans, formé par un barrage. Les locaux adorent ses plages, notamment celle du Surchauffant qui, comme son nom l'indique, présente des eaux à une température tropicale. Le barrage a été construit dans les années 60 et est l'un des plus grands de France et l'un des plus importants en termes de production électrique. Plusieurs belvédères permettent de voir le barrage et le lac. En bas, un pont enjambe l'Ain, voilé sous ses mystérieuses brumes. Un ensemble naturel qui mérite le détour. 


Bonlieu
A quelques kilomètres de Clairvaux et à la sortie du village de Bonlieu se trouve le lac du même nom. Si la baignade y est interdite, on en a vu qui s'y risquaient quand même. Le tour du lac se fait en 1 heure et présente l'avantage de ne pas avoir de dénivelée. L'eau est limpide et c'est l'endroit idéal pour faire une halte à l'ombre lors des après-midi de grande chaleur. 

Le tour des quatre lacs
Le grand Maclu et le petit Maclu, le lac de Narlay et le grand lac d'Ilay forment le quatuor merveilleux de la région. On peut les voir dans leur totalité depuis le belvédère des quatre lacs, non loin de la Chaux en Dombief. Une fois garés sur le parking, il ne vous faudra que quelques minutes par le sentier pour l'atteindre. De là, vous verrez les joyaux d'émeraude posés sur le velours vert sombre des forêts. 
Un sentier de randonnée fait le tour des quatre lacs. D'abord celui de Narlay qui s'effectue en environ 1 heure. Le large sentier longe le lac puis grimpe dans la forêt pour revenir vers le camping. Du point le plus haut, on a une vue plongeante sur les eaux turquoise.
Une fois la route traversée, c'est au tour du grand Maclu et du petit Maclu de dévoiler leurs charmes. Les deux sont plus sauvages, ornés de joncs et de nénuphars. On se voit bien passer là quelques jours à l'écart du monde dans la maison en bois posée sur l'une des rives. Le Canada en miniature. 

Au ras du sol, c'est sans doute le lac d'Ilay, suite de la randonnée, qui a les couleurs les plus irréelles. C'est le plus grand des quatre. La baignade y est autorisée mais non surveillée. Vous ne serez pas les premiers à venir profiter du cadre, puisque l'île en son centre était déjà habitée...au Néolithique ! 


La randonnée présente peu de dénivelée mais compte 12 km, dont une partie le long de la route, ce qui n'est pas forcément agréable. Cependant, la beauté sauvage des quatre lacs en vaut largement le sacrifice ! En tout cas, c'est un enchantement pour les yeux que cette région des lacs que l'écrivain Charles Nodin avait rebaptisée "petite Ecosse du Jura". 

jeudi 10 août 2017

Cascades, gorges et grottes : on a tout essayé !

Les cascades du Hérisson
D'après les guides et ceux qui ont déjà visité le Jura, c'est un incontournable, LA curiosité à visiter, s'il n'y en avait qu'une, ce serait celle-là. Le mot est passé, message reçu par des centaines et des centaines de personnes qui avancent en file indienne sur le sentier. En été, préparez-vous donc à ne pas être seul. Des trois parkings possibles, nous choisissons de ne pas payer (sur les conseils d'un local) celui qui se trouve en bas à la Maison des Cascades, mais de stationner aux 2/3 du parcours, au bout d'une petite route que l'on prend dans le village de Bonlieu. De là, nous descendons d'abord pour remonter ensuite. C'est donc à la toute fin du parcours que nous voyons les deux plus grandes cascades, le Grand Saut et l'Evantail, une bonne soixantaine de mètres de douche. Joli, même si à cette saison il n'y a paraît-il "quasiment pas d'eau" et qu'il faut voir ça "quand il a bien plu" (d'après une locale). Qu'importe, nous apprécions quand même les cascades, la rivière qui forme des bassins et s'écoule doucement en escaliers. Le site est bien aménagé avec des belvédères, des marches et de quoi s'accrocher pour grimper et descendre car, contrairement à ce que certains touristes qui partent en tongs imaginent, il s'agit d'une VRAIE rando : 2 heures aller/retour à partir du parking de Bonlieu, pas mal de dénivelée. On a croisé un certain nombre d'enfants usés par le trajet et que les parents avaient du mal à traîner... Si on réussit à faire abstraction de la foule, les cascades du Hérisson laissent le souvenir du clapotis, d'eaux limpides, de roucoulement rafraichissant. Un doux rêve ? Y revenir un jour... seuls !!



Les gorges de Langouette
Changement d'ambiance pour ce joli circuit d'1h15 à partir des Planches en Montagne où là, pour le coup, on a été bien tranquille ! Le sentier aménagé nous permet d'admirer tour à tour des gorges vertigineuses et une chute d'eau qui vaut le détour et dont un barrage permet la transformation en énergie électrique. On passe aussi par le village et le chemin se poursuit en hauteur, au-dessus de la rivière, sur un large sentier qui longe le rocher. Fleurs, oiseaux, papillons... Une balade idéale pour se mettre en jambes avant l'apéro ! A noter des panneaux ludiques pour les enfants sur lesquels de petites fées leur en disent un peu plus sur les richesses de l'eau. 



La source du Lison et la grotte Sarrazine
Dans le Doubs cette fois, un site exceptionnel où l'on s'est arrêté un peu par hasard... et on ne l'a pas regretté ! De mini chutes du Niagara s'écoulent artistiquement du rocher en un rideau vaporeux, pour venir se noyer dans un bassin aux eaux bleu turquoise qui file dans la rivière. Un tableau impressionniste. 500 mètres plus haut, on accède à une immense grotte d'où on croirait voir sortir des hommes préhistoriques. C'est le terrain de jeu des spéléologues, mais attention : l'eau peut jaillir de manière totalement imprévisible et tout inonder ! 



La grotte d'Osselle
Située à quelques kilomètres d'Arc et Senans, au sud de Besançon, la grotte a la particularité de se situer à cheval sur deux départements, le Jura et le Doubs. Découverte à partir d'un simple trou de 40 cm de diamètre, c'est l'une des plus grandes grottes de France. A ce jour, 14 km de galeries ont été découvertes et le trajet pour la visite guidée nous fait parcourir quelques 1300 m, une distance assez longue pour ce genre d'endroits. Si certains passages sont bas et étroits et qu'il faut baisser la tête, d'autres sont larges et un pont de pierre a même été construit dans la grotte ! Au XVIII ème siècle, on y organisait des banquets, c'est vous dire s'il y a de la place. Le lieu est étonnant et le guide fort sympathique. De quoi passer un bon moment... en particulier lorsqu'à l'extérieur il fait trop chaud, puisque dans la grotte la température est constante à 13 °C. 


lundi 7 août 2017

Lons le Saunier et Salins les Bains, villes de sel

Lons le Saunier
Ne logeant qu'à 20 minutes de Lons, il était évident que nous irions y faire un tour. Pour voir la tête qu'avait la ville, juste à côté. L'exploitation du sel a marqué la ville jusque dans son nom. Même si l'or blanc n'est plus exploité aujourd'hui, le thermalisme fait ses choux gras de cette eau riche en sel et qui est réputée pour soulager les douleurs articulaires. L'architecture élégante du centre-ville témoigne de cet opulent passé, avec ses façades sculptées, sa rue du commerce bordée d'arcades, sa grande place sur laquelle les jets d'eau se prennent pour Versailles. La célèbre fontaine aux lions a belle allure, juste devant le superbe théâtre à l'italienne. L'hôtel de ville, le Palais de Justice et la grande Apothicairerie complètent le panorama, tandis que l'imposante statue de Rouget de Lisle, natif de Lons le Saunier, se dresse juste avant le Parc Thermal. Les allées ombragées par les grands arbres, parmi lesquels de gigantesques cèdes, offrent un lieu de balade prisé par les habitants de Lons. C'est le domaine des écureuils et des oiseaux, des flâneurs et des joggeurs et bien sûr le lieu où se situe le beau bâtiment thermal. 
A 3 kilomètres de Lons Le Saunier, en direction de Baume les Messieurs, le château du Pin s'élève au-dessus d'un joli village aux maisons de pierres. Le domaine est privé mais on peut le visiter. La plus belle vue extérieure est celle que l'on aperçoit de la route en contrebas. 





Salins les Bains
Deuxième ville du sel et ville thermale par extension, Salins les Bains se visite à pied, grâce à des parcours imaginés par l'Office de Tourisme et qui, après vous avoir fait longer la rue de la République, vous font grimper par des ruelles et des sentiers jusqu'aux jardins en terrasses qui surplombent la ville, en longeant les tours carrée et ronde, traces des anciennes fortifications. Toujours en hauteur, on a une superbe vue depuis le parvis de l'église Saint Anatoile, depuis laquelle on voit nettement se détacher le dôme doré de tuiles vernissées de la Chapelle Notre Dame Libératrice. Et c'est tout en bas, le long de la rivière qu'a été bâtie la grande saline, fleuron industriel de l'exploitation du sel. Historique, architecturale, mais aussi champêtre et romantique, Salins les Bains a tous les atouts pour vous séduire ! 





samedi 5 août 2017

Musée du jouet, Espace des mondes polaires : deux musées testés et approuvés

Musée du Jouet
Moirans en montagne
Nous arrivons dans la jolie petite ville de Moirans en Montagne en plein festival Idéklic pour les enfants. Une institution. Chaque année, les rues sont piétonnes et décorées, des animations ont lieu toute la journée pendant plusieurs jours. Attention, il faut réserver sa place, car tout est très vite complet tant le succès est grand ! Cette année, les arbres étaient habillés de tricot et il régnait une ambiance bon enfant de kermesse villageoise. Bien décidés à faire les enfants jusqu'au bout, nous sommes aller visiter le célèbre musée du jouet. Créé dans les années 80 puis rénové, le bâtiment jaune et bleu accueille les visiteurs pour un séjour dans le monde du jouet. On y découvre des poupons hors d'âge et les premiers camions de pompiers, des jeux de société qui rappellent des souvenirs à tous et des points où on peut faire du bruit avec des instruments de musique premier âge sans se faire fâcher. Autant vous dire qu'on s'est amusés, extasiés, qu'on a poussé des cris de joie et qu'on a dit maintes fois "regarde j'avais ça quand j'étais petit !". D'ailleurs, il faut noter que les adultes s'amusent beaucoup plus que les enfants, les plus jeunes ne pouvant profiter du côté nostalgique de la chose. Dans une partie du musée, on découvre les jeux typiques de l'industrie jurassienne du jeu en bois dont le savoir faire a fait ses preuves au fil des générations. Mais ce que j'ai préféré, moi, c'est le câlin gratuit au gros nounours rouge à la sortie ! 




Espace des mondes polaires
Prémanon
Voulu par Jean Christophe Victor, l'emblématique historien du "Dessous des cartes", cet espace est un hommage à son célèbre père Paul Emile Victor et à toutes ses non moins célèbres expéditions vers les pôles. Le bâtiment tout récemment inauguré en 2017, on a l'impression que les joints du carrelage sont à peine secs tellement le bâtiment immaculé est neuf. La blancheur éblouissante des larges allées du musée lui donnent une solennité de banquise. L'exposition permanente est à la fois riche, ludique, élégante, instructive. l'interactivité est à la pointe de la technologie avec des écrans tactiles et des minis panneaux mobiles sur les murs. Images, vidéos, témoignages de scientifiques, animaux empaillés, coutumes et voix indigènes, tout se rejoint dans un seul but : informer sur la nécessité de prendre soin de ce patrimoine naturel et culturel précieux. On peut même toucher du regard les carnets de Paul Emile Victor ! Pour tous les amoureux de l'aventure, les assoiffés de grands espaces, ce musée est une perle dans son écrin de montagne. Sans parler de la librairie dans laquelle je me serais volontiers laissé enfermer pendant la nuit tellement elle est complète ! De quoi s'évanouir de bonheur... Pour les sportifs, la patinoire vous accueille et abrite aussi les entraînements de l'équipe locale de curling. Quant au restaurant, aux dernières nouvelles, il est encore à la recherche d'un gérant : si l'aventure vous tente...!





mardi 25 juillet 2017

Le Jura vu d'en haut et de trois départements !

Le belvédère du moine
Dans le Doubs, les énormes maisons faites comme pour des géants sont  posées sur un immense plateau, à plus de 800 m d'altitude. Douceur d'un paysage que le regard parcourt sans entraves. Beauté rustique. La route entre Champagnole et Pontarlier est un enchantement. Au loin, les sommets qui marquent la frontière avec la Suisse forment une ligne plus foncée. Depuis le village de Renédale, on suit une jolie route qui nous conduit au belvédère du moine. Là, la vue panoramique embrasse le paysage et plonge quelques centaines de mètres plus bas dans la verte vallée. Les photos ne rendent pas la profondeur et écrasent le panorama, voici donc une petite vidéo !



Le Pic de l'Aigle
1 heure de marche aller / retour pour cette petite rando de mise en jambes qui en vaut la peine. Parfois, il n'est pas nécessaire de se tuer à la tâche pour voir de belles choses ! 
A l'entrée de La Chaux du Dombief, une route mène jusqu'au parking. De là, le sentier, d'abord large et pierreux, se fait plus étroit et entre dans le sous-bois, aménagé en escalier. Les 100 mètres de dénivelée semblent faciles, jusqu'à l'assaut final qui, lui, n'est pas si aisé : sentier étroit, raide, escalade de gros cailloux, pas évident pour des jambes d'enfant. Le jeu en vaut cependant la chandelle puisque, la table d'orientation nous l'indique, on peut voir en contrebas le grand lac d'Ilay, toute la vallée et le Mont Blanc... par temps clair. 



Le Crêt de Chalam
Une rando que les locaux font et refont, par tradition et par goût. Le Crêt de Chalam est une sorte de passage obligé. On gare la voiture dans le village de La Pesse, dans l'Ain, ou plutôt 3 km plus haut, au lieu dit "la borne du Lion", à une altitude honorable de 1289 m. Cette borne, posée au XVIème siècle, marquait la frontière entre le Royaume de France (qui avait repris des territoires à la Savoie) et la Franche Comté. Pendant longtemps, cette voie fut un lieu de passage, en particulier vers la Savoie. Site historique jusqu'au bout, on a aménagé à la borne au Lion un lieu de mémoire qui rend hommage aux résistants qui ont lutté ici pendant la deuxième guerre mondiale. Un mémorial est dédié aux maquisards de l'Ain et du Haut Jura. 
Une heure de montée tranquille dans un sous-bois ombragé, à photographier les fleurs et papoter. Et puis, les 5 dernières minutes... Il faut alors s'attaquer à la montée finale de ce pain de sucre raide pour atteindre le sommet. Les rondins qu'on a cru bon de poser sur le sentier sont parfois plus difficiles à franchir qu'un chemin de cailloux, c'est pourquoi certains randonneurs préfèrent les contourner. Comme souvent, les efforts en valent la peine. Nous sommes à 1545 m d'altitude. Tandis que les habitués du Crêt se sont installés tant bien que mal pour leur pique-nique ("qui veut du rosé ?", "qui veut du café?"), nous faisons des tours sur nous-mêmes afin de voir le paysage dans son ensemble. Un vieux monsieur : "Je suis monté un certain de nombre de fois au Crêt de Chalam, je n'ai jamais vu le Mont Blanc". Ce que nous confirme plus tard une autre régionale de l'étape. Coup de chance pour nous : toute la chaîne s'étale là sous nos yeux.  




Vidéo à l'appui ! 
(N.B. : le monsieur en vélo... l'a porté sur ses épaules à l'aller et au retour car le sentier n'est pas du tout adapté... et oui, il y avait une collection de mouches...)